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20 juin 451. Bataille des Champs catalauniques

20 juin 451. Bataille des Champs catalauniques
En 451, une masse de plus de 500 000 Huns et Germains avait quitté les steppes de Hongrie dans le but de mettre à sac la Gaule, alors gallo-romaine, accrue de plusieurs peuples fédérés, ex-envahisseurs aux alentours de l'an 408. L'empire romain, fragilisé par de multiples invasions germaniques disposait cependant d'un chef d'armées exceptionnel : Aetius et d'une réserve stratégique de riposte, les unités palatines. Les Huns avaient tout anéanti et asservi sur leur passage, depuis l'Asie centrale jusque profondèment en Germanie. Certains peuples comme les Alains avaient reculé en combattant les Huns depuis leur terre natale au Nord Caucase. Les Alains, établis finalement en Gaule et au Portugal, méprisaient leurs hommes âgés, car pour devenir âgé dans un contexte de combats aussi acharnés contre les Huns, il fallait obligatoirement être un lâche !

Après avoir franchi le Rhin près de Cologne, les Huns dévastèrent toute la région entre la Belgique et la Suisse actuelle. Metz fut incendiée et rasée. Paris et Orléans parvinrent à résister aux premiers assauts en attendant l'arrivée du corps de bataille qu'Aetius était en train de rassembler.

Après avoir, en Italie, réuni à la hâte un noyau de légions et autres unités d'élite palatines, Aetius rassembla les forces Wisigoths d'Aquitaine, les Alains du roi Sangiban (région d'Orléans), les Francs saliens, les Francs ripuaires, les Saxons, les Burgondes de Savoie, Bourgogne et Suisse, pour aller affronter la masse des Huns + vassaux germaniques, notamment Ostrogoths, Gépides et Thuringes. Les Huns étaient considérés comme invincibles, même par leurs ennemis les plus acharnés les Wisigoths. Les wisigoths avaient blindé leurs chevaux de cotes de mailles, ils s'équipaient d'une lourde et longue lance, en faisant un redoutable élément de rupture, prédécesseur de la chevalerie lourde et des blindés. Cette protection était indispensable face au déluge de flèches des attaques hunniques, capables de tirer des milliers de flèches avec précision depuis leurs chevaux lancés à pleine vitesse dans des attaque-éclair.

Aetius, en excellent connaisseur des Huns, grâce à la très redoutable cavalerie wisigoth et à la puissance combattive des troupes franques et autres fédérés, parvint à empêcher le déployement du dispositif d'attaque d'Attila, puis même à prendre l'initiative. La mort du roi wisigoth eut l'effet inverse de celui escompté par les Huns: la fureur de la charge de la cavalerie wisigoth qui suivit l'annonce dela mort de leur souverain, permit la percée décisive. L'offensive généralisée des unités d'élite palatines romaines, des Francs, Burgondes, Saxons et autres Alains, défonça alors complètement le dispositif de bataille hunno-germanique.

Paris et Orléans étaient sauvées, les Huns et Germains refluaient en désordre.

L'Occident était sauvé.

L'invincible Attila, que l'on dénommait le fléau de Dieu, fit demi-tour et se replia jusque dans ses steppes de Hongrie.

Image: Orléans et la Loire. Copyright Wikipédia.org
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# Posté le jeudi 12 juin 2008 19:30

Modifié le dimanche 15 juin 2008 15:28

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